1er rappel concernant les mesures de précaution pour protéger vos poulaillers

Suite à l’apparition dans l’Union Européenne, depuis la fin 2019,  de foyers d’un virus de l’influenza aviaire hautement pathogène de type H5N8: 11 foyers en Pologne, 1 en Slovaquie, 1 en Hongrie.

Une information détaillée reçue de l’AFSCA la semaine dernière vous est présentée ci-après.

L’AFSCA y précise que les mesures actuelles en Belgique (http://www.favv.be/santeanimale/grippeaviaire/mesures.asp) sont strictes et suffisent pour gérer ce niveau de risque.

Il n’est pour l’instant donc pas nécessaire de les renforcer. Un appel à la vigilance et une application rigoureuse de toutes ces mesures est néanmoins lancé.

Pour les éleveurs de volailles de hobby non-enregistrés dans SANITEL

  • Le commerce de volailles de hobby par un détenteur de hobby non enregistré dans SANITEL est autorisé vers un autre détenteur de volailles de hobby, sans conditions, mais est interdit sur les marchés publics et vers un négociant de poules, dindes, pintades, cailles (à l’exception des cailles naines), faisans, perdrix, oiseaux coureurs, pigeons et paons.
  • Dans les zones naturelles sensibles (http://www.afsca.be/santeanimale/grippeaviaire/zonesnaturelles/), les volailles de hobby de détenteurs enregistrés dans SANITEL (auprès de l’ARSIA ou de la DGZ) doivent être confinées ou protégées de façon à éviter les contacts avec les oiseaux sauvages. Cette mesure n’est cependant pas d’application pour les volailles de hobby de détenteurs non enregistrés. Pour ces derniers, seuls, le nourrissage et l’abreuvement des volailles doivent se faire à l’intérieur ou de façon à rendre impossible le contact avec les oiseaux sauvages.

2ème rappel : le traitement thérapeutique

Le traitement thérapeutique de volailles ne peut être entamé après les constatations suivantes que si des échantillons ont été préalablement soumis à la DGZ et à l’ARSIA pour un examen de laboratoire :

  • une réduction de plus de 20 % de la consommation normale d’aliments et d’eau ;
  • une mortalité de plus de 3 % par semaine ;
  • une réduction de la ponte de plus de 5 % pendant plus de deux jours ;
  • des signes cliniques ou des lésions post-mortem suggérant une grippe.

Communiqué de l’AFSCA – janvier 2020

Information complète vers les mesures officielles en vigueur : http://www.favv.be/santeanimale/grippeaviaire/mesures.asp.

Depuis fin 2019, pour la première fois depuis longtemps, de nouvelles infections d’un virus de l’influenza aviaire hautement pathogène de type H5N8 ont été détectées.

Il s’agit d’un virus du même type que celui responsable de l’épizootie dans toute l’UE au cours de la période 2016-2018, avec de nombreuses infections tant dans les élevages de volailles et d’oiseaux que chez les oiseaux sauvages.

Pour rappel, à l’époque, ce virus avait également été détecté chez des oiseaux sauvages en BE et, par la suite, chez des éleveurs amateurs, qui ont été infectés principalement par l’achat d’animaux dans le circuit du commerce de volailles de hobby.

Dans cette nouvelle épizootie, actuellement seuls des élevages de volailles, principalement de dindes, ont été infectés. Bien qu’aucun cas chez les oiseaux sauvages n’ait encore été signalé, l’hypothèse est pourtant que le virus a été introduit par les contacts avec des oiseaux infectés. Il n’est pas encore clair quels changements ce virus a subi entre-temps – les virus de l’influenza aviaire sont en constante évolution et le virus a probablement changé génétiquement depuis 2018 – et s’il se comporte toujours comme lors de l’épidémie de 2016-2018. Contrairement à la plupart des virus de l’influenza aviaire hautement pathogène, le virus H5N8 a montré un caractère fort pathogène aussi chez les oiseaux sauvages, y provoquant également une mortalité importante.

À l’heure actuelle, trois États membres ont notifié des infections (voir également la carte ci-jointe de l’outil européen de notification ADNS) :

  • En Pologne, 11 foyers ont été signalés dans 5 districts ; il s’agit de 9 exploitations commerciales (dont 6 avec des dindes) et 2 élevages de basse-cour.
  • En Slovaquie, 1 ferme de basse-cour a été infectée.
  • En Hongrie, 1 infection a été signalée dans un élevage commercial de dindes.

Toutes les infections se situent le long des routes de migration d’Europe centrale.

Qu’aucune infection n’a (encore) été détectée chez les oiseaux sauvages peut indiquer que le virus y circule moins qu’à l’époque ou qu’il se comporte de manière moins agressive chez ces oiseaux. Cela signifie également que sa propagation chez les oiseaux sauvages ne peut être suivie sur la base de mortalité. En plus, il n’y a pas d’informations disponibles sur la situation et l’évolution de la grippe aviaire au cours de cet été en Sibérie, lieu de départ de la plupart des routes migratoires en Europe.

Il est donc possible que des routes migratoires autres que celles d’Europe centrale, y compris celles passant par notre pays, aient également été infectées.

Les mesures actuelles en Belgique sont strictes et suffissent pour gérer ce niveau de risque. Il n’est pour l’instant donc pas nécessaire de les renforcer.

Vous pouvez les consulter sur notre site : http://www.favv.be/santeanimale/grippeaviaire/mesures.asp.

J’invite toutefois tout le monde dans le secteur avicole à être très vigilant et à appliquer rigoureusement toutes ces mesures.

Les épisodes avec le virus H5N8, la maladie de Newcastle et le virus H3 ont montré que non seulement nos élevages d’amateurs, mais aussi le commerce en volailles de hobby et le secteur professionnel sont sensibles à l’introduction et à la propagation de maladies.

Je attire également votre attention sur la vigilance accrue pour la grippe aviaire qui est déjà en place depuis 2006 et qui a encore été renforcée suite aux problèmes liés au virus H3.

Concrètement, le traitement thérapeutique de volailles ne peut être entamé après les constatations suivantes que si des échantillons ont été préalablement soumis à la DGZ et à l’ARSIA pour un examen de laboratoire :

  • une réduction de plus de 20 % de la consommation normale d’aliments et d’eau ;
  • une mortalité de plus de 3 % par semaine ;
  • une réduction de la ponte de plus de 5 % pendant plus de deux jours ;
  • des signes cliniques ou des lésions post-mortem suggérant une grippe.

Les % sont à interpréter au niveau de l’étable ou du compartiment et non pas au niveau de l’ensemble de l’exploitation.